| « Préférer être libres ! » |
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| Écrit par Soa Toavina |
| Mercredi, 19 Août 2009 07:51 |
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Beaucoup d’observateurs, simples citoyens, politiciens et même les intellectuelles s’insurgent contre l’attitude de la communauté internationale qui est pour le moins incompréhensible dans la gestion de la crise politique malgache.
Si les voix commencent sérieusement à s’élever contre cette position controversée de la communauté internationale, c’est que l’on tolère de moins en moins sa volonté manifeste de vouloir imposer aux malgaches ses décisions foulant carrément au pied le principe de non-ingérence qu’elle s’empresse pourtant de défendre quand il s’agit de leurs propres pays !
Quand la communauté internationale impose en effet que quatre mouvances qui sont loin de représenter l’ensemble de la population malgache, décide de l’avenir du pays tout entier, signe un accord que l’on impose aux malgaches sans demander l’aval de ces derniers ; quand elle fait fi de l’aspiration populaire en faisant expressément l’impasse sur le mouvement populaire du début de l’année et en proclamant urbi et orbi qu’aucun président de la transition n’est encore désigné pour le moment, quand elle menace de mettre définitivement fin à l’AGOA pour forcer les malgaches à se soumettre à un accord qui est loin, très loin de traduire la véritable volonté du peuple, l’on ne peut que se poser la question, mais que veut réellement la communauté internationale ? Un semblant de légalité internationale qui ignore totalement les réalités sur le terrain ? Une simple apparence de retour à l’ordre constitutionnel qui ne se soucie guère de ce que veut réellement le peuple malgache ? La paix des hypocrites qui ne sera qu’éphémère parce qu’elle aura cherché une paix pour sa seule conscience qui pourtant créera une nouvelle crise beaucoup plus grave pour tous les malgaches? Comment peut-on effectivement imaginer une transition sans Andry Rajoelina à la tête et espérer que la paix reviendra dans le pays ? Comment la communauté internationale ne peut-elle penser, ne serait-ce qu’une seule seconde, que cette éventualité n’est même pas envisageable ? Que les malgaches n’accepteront jamais de se voir imposer un dirigeant qu’ils avaient déjà rejeté et vomi par le passé ? Et au nom de quoi la communauté internationale se permet-elle de se substituer à ce peuple malgache qui pourtant ne veut aucune médiation internationale dans la nomination des nouveaux hauts responsables de la transition dans SON propre pays ? Pourquoi doit-on décider à des milliers de kilomètres de chez nous les noms des dirigeants qui pourtant vont NOUS gouverner dans NOTRE PAYS ?
Pas étonnant si la grande majorité des malgaches ne veulent plus entendre parler d’un nouveau rendez-vous à Maputo, jugeant que la Haute Autorité de la transition et Andry Rajoelina lui-même avaient déjà accepté de faire beaucoup de concessions, sans qu’aucune lueur d’espoir ne se profile à l’horizon concernant le dégel des financements accordés par les grands de ce monde ! Rien en effet, rien jusque là ne garantit que la communauté internationale acceptera à nouveau d’ouvrir leurs robinets, même si Andry Rajoelina en venait à dire oui sans discuter à toutes les propositions avancées par les autres mouvances à cette nouvelle rencontre de Maputo II, aucune garantie n’est donnée ! De toutes les façons, beaucoup pensent que les malgaches préfèrent de loin vivre pauvres parce que sans cette fameuse aide internationale mais libres et libérés du joug de cette communauté internationale ! Pas étonnant si les observateurs avertis accusent déjà cette fameuse médiation internationale en la mettant devant sa responsabilité en cas d’éventuel échec de Maputo II. Elle ne pourra en aucun cas s’esquiver ! A bon entendeur salut ! |












