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je n’ai rien à craindre car je préfère de loin rester avec vous,
| Des détails révélés sur le déroulement de l'enquête sur le 7 février 2009 |
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| Écrit par Lalaina RAZAFY | |||||||||
| Lundi, 08 Février 2010 19:08 | |||||||||
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Un an après le tragique carnage du 07 février 2009, jour pour jour, et surtout suite aux pressions insistantes de l'opinion qui réclame justice, les responsables au sein du ministère de la justice dévoilent enfin des détails intéressants sur le déroulement de l'enquête concernant cette tuerie. D'après le secrétaire général du ministère, intervenant sur la chaine nationale hier soir, "un général en exercice, soupçonné d'avoir dirigé les hommes armés ayant perpétré ce crime, est activement recherché depuis quelques mois déjà ".
Les procédures exigent en effet un certain délai de recherche, avant de pouvoir déclencher l'étape suivante, celle consistant à dresser "un procès-verbal de recherche infructueuse" par les forces de l'ordre, chargées de la recherche, pouvant permettre de juger l'affaire, quand tous les efforts en vue de retrouver la personne incriminée, pour être entendue devant la barre n'ont pu aboutir. Et le SG de révéler que le principal chef d'inculpation contre toutes les personnes impliquées est l'assassinat, avec préméditation, car apparemment, les militaires de la garde présidentielle se sont déjà minitieusement installés dans des endroits où ils pouvaient facilement atteindre leurs cibles, d'où certains qui se trouvaient en hauteur des batiments du ministère des finances, de l'actuel hotel du Louvres et de celui abritant le Trésor public. Selon toujours le SG du ministère de la justice, presque tous les plaignants, qui sont les victimes de la tuerie, ont déjà fait leurs dépositions et les témoins, à charge et à décharge, ont été déjà entendus par la justice. Des mandats d'arrêts ont été lancés suite à ces dépositions et à la lumière des élements de preuve entre les mains du ministère public, dont celui du général à la solde de l'ancien Président, dont le nom fût devenu tristement célebre durant la crise, pour avoir semé la terreur partout où il passait. Toutes les images d'archives du 07 février le montraient d'ailleurs - lui et sa troupe, armés jusqu'aux dents se trouvant à l'intérieur de l'enceinte du Palais - en discussion avec les leaders de la marche vers Antaninarenina ce jour là , quand ces derniers essayaient de négocier afin qu'il n'y ait aucune violence envers les plusieurs dizaines de milliers de gens venus pacifiquement sur les lieux accompagner le tout nouveau Premier Ministre de l'époque qui venait d'être nommé par Andry Rajoelina sur la place du 13 mai. Le Premier Ministre, Monja Roindefo, voulait conduire la foule réclamant la démission de Marc Ravalomanana au Palais d' Ambohitsirohitra pour l'y installer, le Palais étant officiellement une propriété de la Commune urbaine d'Antananarivo. Les choses pourraient donc s'accélérer dans les prochaines semaines, parce que les personnes recherchées, soupçonnées d'en être les commanditaires, restent introuvables. De ce fait, l'affaire pourra être jugée même en leur absence quand le procès-verbal de recherche infructueuse aura établi que tous les moyens ont été déployés vainement pour les retrouver. Dans ce cas, le Général et son Patron, Marc Ravalomanana, incontestablement celui qui a ordonné la tuerie, pourront être jugés par contumace. D'autant plus qu'en matière de crime comme celui-ci, les actions sont impréscriptibles, comme l'a affirmé hier le numéro 2 du ministère de la justice. Par ailleurs, il a également annoncé que cette affaire est déjà entre les mains de la Cour Pénale internationale de La Haye. Mais selon lui, "même si la CPI ne reçoit aucune plainte, elle peut et doit se saisir d'office afin de ne pas laisser impuni ce crime de sang". Le tribunal pénal international agira-t-il ou laissera-t-il effectivement tranquillement les auteurs de ce carnage? La question se pose, si l'on veut encore croire qu'il existe encore un minimum de justice sur cette terre, par ceux qui prétendre en être les gardiens, sur le plan international.
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