| Marc Ravalomanana : mauvaise foi flagrante et révoltante… |
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| Écrit par Lalaina RAZAFY | |||
| Lundi, 19 Octobre 2009 15:05 | |||
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« A force de trop parler, l’on finit par se contredire » m’avait dit un jour un ami très proche qui est depuis parti dans un monde meilleur. Cette petite expression ne peut être que d’actualité, quand j’ai entendu les échos de la conférence de presse de l’ancien Président en exil en Afrique du sud, Marc Ravalomanana n’a plus peur de se contredire, il n’a plus aucun scrupule pour ses incohérences et sa mauvaise foi trop flagrante !
Comment en effet dire les chose autrement quand dans ses propos ; il déclare qu’il ne sera jamais le facteur de blocage du processus de la mise en place de la Transition, alors que sans aucun motif valable, il a annoncé, de sa propre bouche, qu’il ne participera jamais à un sommet si celui-ci se tient en dehors de l’Afrique ? Quelle est donc la raison de ce refus catégorique alors qu’il sait que le fait pour lui de ne pas vouloir assister au sommet entre les 4 chefs de file de la mouvance a été à l’origine de l’annulation de la rencontre prévue à Genève. Si vraiment, il voulait « ne voir que l’intérêt supérieur de la Nation pour que « la Grande Ile sorte de cette crise (…) parce que les malgaches brûlent d’impatience de voir la vie à Madagascar revenir à la normale » comme il l’a dit lui-même samedi dernier, qu’est ce qui lui aurait vraiment empêché d’aller à Genève s’il était vraiment conscient de cette extrême urgence ? Surtout qu’il a déjà accepté l’Allemagne qui n’est pas un pays d’Afrique ? Et La Suisse et l’Allemagne sont deux pays européens, où est donc la différence ? Pourquoi faire primer encore des caprices incompréhensibles au détriment des intérêts de ce peuple malgache, pressés de voir enfin le bout du tunnel ? Ensuite, Marc Ravalomanana indique qu’il remet en cause l’attribution des postes déjà décidée au Carlton le 06 octobre dernier. Insulte pour le peuple malgache qu’il prétend pourtant vouloir conduire vers la sortie de la crise et vers les élections, mais aussi et surtout pour l’ensemble de la communauté internationale qui était représentée en masse au Carlton pour cautionner les décisions prises entre les représentants des 04 mouvances. Parce que Marc Ravalomanana conteste la nomination de Andry Rajoelina à la présidence de la transition telle qu’il a été entériné lors de cette réunion du 06 octobre, au début, il n’a eu de cesse de répéter qu’il n’accepterait jamais que Andry Rajoelina puisse diriger le pays, « parce que mettre un putschiste au pouvoir, ce serait donner un mauvais exemple en Afrique ». C’était parce que Marc Ravalomanana voulait totalement ignorer que lui-même était arrivé au pouvoir en 2002 par un véritable « coup d’Etat », contrairement à Andry Rajoelina, qui lui, s’est vu confier les pleins pouvoirs pour diriger le pays par un directoire militaire à qui Ravalomanana lui-même avait décidé de remettre ses pleins pouvoirs-là après avoir signé une lettre de démission en bonne et due forme (l’ambassadeur des Etats-Unis Niels Marquardt en est témoin oculaire !!!). Mais après, Marc Ravalomanana avait abandonné cet argument parce qu’il s’est rendu compte que cela ne pouvait que se retourner contre lui, et tout en maintenant encore qu’il ne veut absolument pas de Andry Rajoelina comme président, (son langage depuis toujours alors qu’il indique que ce n’est pas un problème de personne, l’on ne peut qu’en rire !), il a changé d’argument en évoquant maintenant le respect de l’article premier de la charte de la transition qui consacre le principe de neutralité et en en faisant son « principal souci » (mais il change souvent de principal souci lui !!!). Et que dire encore de ces affirmations de Marc Ravalomanana selon lesquelles « il n’est pas étonnant que les accords de Maputo ne soient pas respecté à cause des tergiversations et indécisions du pouvoir de facto » ? Qui a dit il y a quelques jours, juste après la réunion du 06 octobre dernier au Carlton qu’il n’est plus question de ces accords de Maputo ? Qui s’en est furieusement pris au Groupe International de Contact et à l’ensemble de la communauté internationale de vouloir imposer leur volonté en faisant du forcing avec les accords de Maputo ? Qui a déclaré à ses partisans réunis quotidiennement au Magro que jamais il n’accepterait de signer les accords trouvés au Carlton alors que c’était la suite logique et la voie à suivre pour le respect de la charte de la transition signée à Maputo ? Alors, honnêtement, qui est vraiment à l’origine de ce non respect des accords de Maputo ? L’histoire ne s’oublie pas, dit une expression malgache. Eh oui, il faut en effet rappeler qu’auparavant, Marc Ravalomanana et ses lieutenants restés au pays n’ont cessé d’accuser Andry Rajoelina de ne pas vouloir respecter les accords de Maputo, les rassemblements quotidiens au Magro en faisaient leurs choux gras, on réclamait l’application de ces accords urbi et orbi et les banderoles encore accrochées au mûr dans l’enceinte en sont témoins. Mais quand finalement ; Andry Rajoelina a annoncé sa décision de les appliquer, en acceptant, non sans mal, de se défaire de son Premier Ministre en en nommant un autre « de consensus » comme l’indique la charte, Ravalomanana n’est plus d’accord, il ne veut plus maintenant entendre parler de la charte de Maputo, il refuse catégoriquement la nomination de Mangalaza Eugène comme PM de consensus, alors que ce nom, Andry Rajoelina ne l’a jamais connu avant le 06 octobre, il est sorti de la table de négociations et accepté par tous les représentants des 04 mouvances réunis sous l’égide des médiateurs internationaux venus en très grand nombre ce jour-là . C’est révoltant ! Alors, moi, je veux prendre cette communauté internationale-là comme témoin, témoin de cette mauvaise foi de Marc Ravalomanana dont la stratégie est claire, il ne veut tout simplement pas que la situation à Madagascar s’arrange, mais comme si cela ne lui suffisait pas de jouer les trouble-fêtes de son exil sud africain, il veut carrément mettre à terre le pays tout entier. Non, mille fois non, on ne pourra jamais accepter plus longtemps que les caprices de ce politicien mettent en péril la vie des 20 millions de malgaches, qui en ont plus qu’assez d’attendre indéfiniment. Que le GIC réagisse, et très vite !
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