| « Qui trop embrasse mal étreint » |
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| Écrit par Lalaina RAZAFY | |||
| Jeudi, 17 Décembre 2009 21:22 | |||
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Les membres des trois mouvances, surtout ceux qui étaient pressentis pour être ministres dans le gouvernement de Mangalaza Eugène et co-présidents et autres présidents d’autres structures de la transition, doivent maintenant s’en mordre les doigts, après la décision de clash annoncée par Andry Rajoelina d’avec les trois mouvances.
En effet, ils auront donc tout perdu, à force justement d’avoir trop marchandé pour tout avoir. Andry Rajoelina au début avait accepté le principe de cohabitation, donc de partage de pouvoir avec des politiciens qui pourtant ont déjà été au pouvoir et ont brillé par leur échec cuisant, mais ils ne se sont pas contentés d’avoir été ressuscités, ils en voulaient plus, alors qu’il savaient et savent pertinemment que les malgaches ne voulaient plus d’eux. Et à force de vouloir plus, on marchandait, on poussait le bouchon plus loin trop loin même, jusqu’à ce que l’irréparable pour eux se produisit. Andry Rajoelina, qu’ils ont tellement poussé à bout parce qu’il a toujours fait preuve de tolérance, a fini par ne plus céder à leurs caprices. Mais sa décision, forcément ne devait pas être à l’avantage des trois mouvances. Ces dernières ont pensé usqu’à la fin, Andry Rajoelina ne pourra qu’accepter tout ce qu’ils exigeaient, même l’impensable comme le fait de ne plus être le Président, parce que deux autres politiciens véreux et voulaient en même temps être à la tête du pays. Aveuglés d’ailleurs par leurs volontés d’être coûte que coûte également au sommet de l’Etat, ils se sont eux-mêmes pris dans leurs propres pièges, en adoptant la résolution de Maputo III, qui voulait instituer le conseil présidentiel comme l’organe suprême de l’exécutif, au lieu et place d’un seul Président comme cela existe dans tous les autres pays du monde entier. C’était certainement l’eau qui a fait déborder la vase. Et vlan, l’homme fort de la Transition actuelle a décidé de tout effacer, la rupture totale avec les autres mouvances. Les ministres pressentis sont sans doute les plus à plaindre, ils n’avaient qu’à ne pas suivre bêtement leurs chefs de files qui bien entendu ne cherchaient rien que la mort politique (ou même physique ?) de Andry Rajoelina et faisaient peu de cas de cette cohabitation saine qui aurait pourtant pu et dû exister au sein de la transition.
On ne peut que leur rappeler le dicton utilisé par Andry Rajoelina, « qui trop embrasse mal étreint », qui sonnait pourtant déjà comme une mise en garde, mais dont nos politiciens faisaient fi. Mais ils peuvent toujours mesurer leurs forces aux épreuves des urnes, pour espérer pouvoir revenir au devant de la scène et être au pouvoir un de ces jours… au final espérons qu’ils retiendront la leçon, le peuple, qu’ils ont pourtant longtemps négligé, ignoré, méprisé, insulté, piétiné, décidera de leurs sorts !
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