Les observateurs ne peuvent que s’indigner de voir les étrangers contrôler, comme en terrain conquis, les forêts malgaches, et diffuser ensuite un communiqué payant dans les journaux ; probablement avant de s’en référer aux autorités compétentes dans un pays réputé souverain.
Plusieurs bonnes et pertinentes raisons pour ne plus appliquer la Charte de Maputo, sur le plan purement juridique. Cette chronique essaie en fait de démontrer, avec l’aide de juristes regroupés au sein du « Groupe de juristes indépendants » qui ont choisi de travailler dans l’ombre, les propres limites que porte en elle-même cette fameuse Charte ainsi que les germes de sa propre annulation.
Pour une fois, osons !
Il est grand temps que les vrais dirigeants actuels de ce pays se réveillent. Le peuple ne veut pas et n’a jamais voulu se défaire d’une dictature, celle de Ravalomanana, pour être de nouveau sous la coupe d’une autre, celle de la communauté internationale. En effet, pour dire la vérité sans aucune fioriture, les exigences de cette communauté, à travers les accords conclus à Maputo le 8 août 2009, n’est plus ni moins que l’imposition de leurs conditions, lesquelles ne tiennent nullement compte des aspirations des millions de malgaches dont le mouvement sous la conduite de Andry Rajoelina a permis de renverser le régime tyrannique soi disant inamovible de Ravalomanana. Jugez-en plutôt.