| Groupe international de contact : avaler des couleuvres |
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| Vendredi, 22 Janvier 2010 17:18 | ||||||
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Depuis que le Groupe international de contact est entré dans la crise malgache, force est de constater qu’il n’a réussi à rien résoudre. Au contraire, la situation est allée de mal en pis.
On veut bien croire qu’il est animé des meilleures intentions du monde vis – à - vis de Madagascar qui fait partie de l’Union africaine, puisque la majorité de ses membres appartient à cette organisation, mais l’esprit et les méthodes avec lesquels il a abordé la question malgache se sont avérés, comme qui dirait, complètement à côté de la plaque. La dernière bourde est le dernier Sommet de Maputo dont les objectifs ont changé en cours de route. En tout cas, il apparaît que toutes les parties concernées ne parlent pas le même langage. En effet, les mouvances ont été « invitées » de nouveau à Maputo, semble – t - il, par une seule personnalité ou une seule entité parmi celles qui composent le Gic pour donner suite aux modalités d’application de l’Acte additionnel d’Addis - Abeba. Alors qu’après cet acte, la cohabitation ou la co - gestion de la Transition est apparue impossible. Le Gic en a – t - il eu conscience ? Certainement, mais des pressions et un parti pris évident l’ont poussés à acculer une mouvance. Les trois autres se sont illustrées par une succession de bévues puisqu’actuellement, ils affirment que Maputo III était en fait une réunion pour dresser les listes des membres des structures de la Transition, alors que visiblement, à travers cette lettre envoyée au Gouvernement d’un pays étranger reniant le Président de la Transition accepté à Addis - Abeba, le but visé est de mettre en place un Gouvernement plus ou moins insurrectionnel ou en exil. L’on se demande si cette raison a justifié ce déplacement aussi bien pour les organisateurs que les participants. La suite est connue. La position de la mouvance du régime de Transition de fait est non seulement compréhensible mais elle est également logique et légitime, lorsqu’elle a décidé de mettre fin aux recherches de solutions consensuelles et inclusives. La frange de la population avide de changement, bien que parfois déçue et à bout de nerf, n’aurait jamais accepté que la gestion de la Transition vers la 4e République se transforme en terrain de combat et de règlements de comptes entre les têtes de file des trois mouvances et leurs sbires respectifs. Elle en a eu un aperçu des plus déplorable. Les choses sont claires : tous les Accords de tous les Maputo, Carlton et autre Addis - Abeba ont été déjà déclarés nuls et non avenus. Autrement dit, pour ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre, il n’y a plus ni co - Présidence de la Transition ni Congrès de la Transition. Cette fois - ci donc, le Gic revient à la charge. L’objectif est encore flou, même si tout récemment l’Union africaine s’est, pour la énième fois, penchée sur le cas de Madagascar pour désapprouver l’élection du 20 mars prochain et pour décider de continuer à faire pression sur les mouvances à revenir à la table de négociations. Au fait, on se demande bien ce qu’il y a de préparé sur la table en question. Pour rester dans le flou qui lui est coutumier, le Gic parle de demander à toutes les mouvances d’avancer des propositions d’on ne sait quoi exactement, puisqu’une co - gestion de la Transition est non seulement impossible mais hautement préjudiciable au pays. C’est clair et net et cela ne souffre d’aucune discussion car la mauvaise foi colle trop à la peau de certains politiciens pour que des concessions puissent être envisagées. Le Gic a ses partisans qui sont bien connus. Cependant, ceux qui, hier encore, le rejetaient et le décriaient veulent l’accueillir aujourd’hui en héros et en sauveteur du Peuple malgache. Ceux - là souhaiteraient que le Gic mette le feu aux poudres par l’envoi de Forces armées d’interposition étrangères. Le Gic, de son côté, voudrait bien que les ennemis et adversaires de cette Transition de fait, mettent le pays à feu et à sang pour justifier une intervention – très souhaitée par une certaine mouvance et son chef de file - musclée. Pour l’instant, toutes les tentatives allant dans ce sens ont échoué. Car il ne faut être doté d’une intelligence exceptionnelle pour constater et remarquer que chaque fois que le Gic est annoncé, le mouvement des trois mouvances s’amplifie et prend des tournures parfois violentes. Histoire de démontrer que la crise politique est grave. Qui peut accepter d’avaler de telles couleuvres ? V.R, La Vérité du vendredi 22 janvier 2010
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