| Elections - Les Nations Unies prêtes à aider |
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| Jeudi, 28 Janvier 2010 22:23 | ||||||
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« Je souhaite vous assurer à nouveau de l’engagement de l’Organisation des Nations Unies à collaborer avec d’autres organisations internationales pour le retour de la paix dans votre pays ». C’est en ces termes que le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, B. Lynn Pascoe, dans une lettre qu’il a adressée au Président de la Haute Autorité de la Transition à la fin de la semaine dernière, a annoncé la volonté de l’Organisation onusienne d’apporter son aide à l’organisation des futures consultations électorales à Madagascar. Le but est, bien sûr, de s’assurer que les élections à venir soient à même de garantir un retour du pays dans une situation sociopolitique sereine.
En fait, cette lettre de B. Lynn Pascoe est une réponse à celle qu’Andry Rajoelina a adressée le 30 décembre 2009 au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Kin-Moon, et dans laquelle l’homme fort de la Transition a sollicité « l’assistance des Nations Unies et l’envoi d’une mission d’experts en matière électorales afin de superviser et observer les opérations relatives aux élections législatives » qu’il a proposé de tenir le 20 mars 2010 prochain. De cette sollicitation, les Nations Unies semblent bien, si on analyse l’esprit de la lettre du secrétaire général adjoint, prête à apporter leur contribution et ne refusent pas l’envoi d’une mission d’experts. D’ailleurs, nulle part dans la lettre, aucune condamnation de l’organisation des législatives du 20 mars ne figure. Au contraire, l’Organisation onusienne a réitéré qu’elle « encourage les parties malgaches à résoudre leurs différends par des voies pacifiques », autrement dit par la voie électorale. Et sur ce point, le point de vue de l’ONU rejoint celui du Président de la Haute Autorité de la Transition quand celui-ci a affirmé que la seule possibilité de sortir le pays de l’impasse politique est de donner la voix au peuple en le convoquant aux urnes. Néanmoins, encore faut-il que ces consultations respectent les normes en matière d’élections démocratiques. Andry Rajoelina a déjà affirmé que toutes les garanties nécessaires seront apportées pour que les élections à organiser durant cette transition soient libres, transparentes et équitables. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’importance de la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le choix du bulletin unique, la mise en place des opérations préélectorales telles que l’opération CIN… « Nous sommes prêts à apporter aux parties malgaches tout le soutien nécessaire à la mise en œuvre des conclusions qui émergeront d’un tel processus (la résolution de la crise par la voie pacifique, NDLR) », a ajouté B. Lynn Pascoe dans sa lettre. Elections consensuelles Néanmoins, « l’Organisation des Nations Unies est convaincue que seul un arrangement consensuel peut conduire à une paix durable à Madagascar ». L’adjoint de Ban Ki-Moon a ajouté que « nous restons persuadés que la tenue d’élections en dehors du cadre d’un processus inclusif et consensuel ne ferait que nuire aux efforts en cours visant à trouver une solution pacifique à la crise que traverse votre pays. Aussi, nous souhaitons encourager votre Gouvernement à réorienter ses efforts dans ce sens ». Et sur cet autre point, une autre convergence de vue est encore à noter dans la mesure où les Nations Unies n’évoquent pas l’obligation d’une collaboration entre les quatre mouvances, préférant mettre l’accent sur le caractère inclusif de l’organisation des élections. Autrement dit, elles encouragent l’actuelle Transition à trouver un « consensus » avec toutes les autres forces politiques malgaches afin de garantir la transparence des élections et si ce consensus est trouvé, il y aura de fortes chances que la communauté internationale valide les résultats des consultations, de même que la majorité de la population, permettant ainsi au pays de tourner définitivement la page de la crise politique. La mission de Jean Ping dans le pays, la semaine dernière, ne s’oppose pas non plus à cette vision. D’autant que, finalement, aussi bien les trois mouvances que les dirigeants actuels de la transition semblent faire l’unanimité sur la principale mission du régime transitoire : organiser des élections en respectant les normes en la matière. L’aide des Nations Unies sera précieuse pour atteindre cet objectif. L.D.A. Madagascar Matin du mardi 26 janvier 2010
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