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Membre de la Commission ad hoc, parmi trois autres membres du Gouvernement, renforcés entre autres par 4 mandataires de la Présidence, qui se charge de la mise en place de la Ceni, le ministre de l’Elevage, Jean de Dieu Maharante, non moins juriste de formation, a été désigné par le Président de la Transition pour apporter des explications et ce, à très large diffusion.
A partir de la déclaration du Président Andry Rajoelina de mardi dernier sur la révision des lois électorales, le ministre Maharante a avancé, devant la presse présente dans son bureau hier, que 4 points essentiels méritent d’être mis en relief quant à la bataille menée par l’actuel pouvoir de Transition d’éradiquer la crise cyclique dans le pays.L’accessibilité de la liste électorale aussi bien pour l’ensemble de l’électorat que pour tous candidats, figure parmi les innovations apportées aux élections à venir. « Il n’appartient pas, à cet effet, aux seuls responsables étatiques de vérifier les éventuelles irrégularités », a déclaré le ministre de l’Elevage.
Traçabilité, 2e expérience en Afrique
Mais l’essentiel réside notamment dans l’utilisation de bulletin unique, procédé par lequel le traitement égalitaire de tous candidats n’est plus vain mot. « Le problème d’absence de bulletins de certains candidats fait désormais partie du passé », a toujours expliqué cet expert.
Quoique fiable, le système de bulletin unique n’est pas tout à fait sans failles en l’absence de traçabilité. Numéroté, chaque bulletin facilite la vérification de sa propre voix pour tout électeur. « La traçabilité se présente en effet comme un système de contrôle a posteriori mis à la disposition de tous les votants, afin d’assurer la régularité du vote », a continué d’expliquer ce membre de la Commission ad hoc. Et lui d’ajouter que « ce procédé nous procurerait une fierté nationale car je pourrais même dire que le cas malgache constitue la deuxième expérience dans toute l’Afrique, après deux pays européens qui ont réussi à accomplir un exploit en matière de lutte contre toutes fraudes électorales ». Par ailleurs, « la traçabilité pourrait également servir de preuve en cas de recours juridictionnels », a toujours souligné le ministre Jean de Dieu Maharante.
Conférence nationale d’ici 10 jours
Vu l’urgence de la situation, la « conférence nationale » ou autre, relative à la préparation des élections aura lieu au plus tard dans 10 jours, a expliqué ce membre de la Commission ad hoc, dont la présence de toutes les Forces vives de la Nation serait souhaitable. Le principal objectif de la commission préparatoire avec toutes ces innovations juridiques c’est de relever le défi, c’est – à - dire des élections transparentes, crédibles et susceptibles de vérifications. « La crédibilisation des élections constitue effectivement le défi à relever par le pouvoir de la Transition, sous l’égide du Président Andry Rajoelina », a indiqué Jean de Dieu Maharante.Répondant à la question d’un journaliste sur l’éventuel abus des candidats d’Etat, le ministre Maharante a indiqué que cette option ne se présentera plus car le déroulement des élections sera soumis aux bons offices de la Ceni, après tous travaux préparatifs de la vice - Primature chargée de l’Intérieur, toute influence venant des agents de l’Etat ne serait donc plus possible.
(Corinne R., La Vérité du vendredi 29 janvier 2010)
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