Union africaine : maintenir la pression PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 03 Février 2010 17:36
Contrairement aux autorités françaises, les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) n’ont pas l’intention de fléchir pour trouver une solution à la crise malgache.

Ils maintiennent leur pression tout en invitant la Communauté internationale à leur emboîter le pas. En clair, les 15 pays de l’Afrique australe ont pris la décision de suspendre la Grande île de leur organisation après la chute du régime Ravalomanana. Malgré les divers efforts, la situation reste inchangée. Pire, on s’enfonce dans une impasse profonde.

Au cours de sa réunion consacrée à la sécurité, la Sadc «  rejette toute tentative visant à utiliser des moyens démocratiques, les Institutions et les processus électoraux pour légitimer les Gouvernements qui accèdent au pouvoir par des moyens inconstitutionnels ». Autrement dit,  « le sommet rejette le plan unilatéral du Gouvernement de Madagascar de réorganiser la Transition et la tenue d'élections législatives en mars 2010, et exhorte la Communauté internationale à en faire autant ». Après avoir fustigé le Président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, taxé de complaisance vis - à - vis du régime de Andry Rajoelina, les pays membres de la Sadc menacent de prendre des sanctions contre Madagascar. Parmi les sanctions envisagées par cette organisation régionale, à citer l’interdiction de leur espace aérien à tous les vols en provenance et à destination de Madagascar. Mais, ce jusqu’auboutisme des dirigeants de la Sadc ne facilite pas les démarches pour trouver un consensus. Tout au contraire, la position de cette organisation régionale ne fait qu’accentuer le fossé entre les forces en présence. Du côté des nationaux, un sentiment de patriotisme gagne du terrain et la présence de la Grande île au sein de la Sadc est de plus en plus remise en cause.
Alphonse Maka, La Vérité du mercredi 03 février 2010