| Crise malgache: L'échec est dû à la mauvaise médiation |
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| Lundi, 15 Mars 2010 18:56 |
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Au jour J-1 de la tombée des sanctions venant de l'Union africaine pour le compte des dirigeants malgaches et par ricochet de tout le peuple; plus d'un observateur de la vie politique se posent la question pourquoi après plusieurs mois de médiation, la recherche de solution consensuelle à la crise malgache n'a connu aucune avancée palpable? Ceci est réellement dû à l'égoïsme de certains protagonistes ou plutôt ) la mauvaise médiation?
Selon Stephen Bensimon, spécialiste français en médiation, "la médiation est un processus coopératif de gestion de conflits, structuré, volontaire et confidentiel, dans lequel une tierce personne le médiateur, utilise des techniques de communication, de négociation et ed médiation pour aider les participants à communiquer et trouver leur propre solution au conflit qui les oppose. Le médiateur n'est pas un juge ni une personne qui prend partie, donne des ordres, résout un problème à la place des participants, et encore moins celle qui parle des conflits aux autres". Pourtant dans le cas malgache, si l'une des parties refuse l'application de la charte de Maputo, pourquoi les membres de l'union africaine, qui se disent médiateurs, imposent ces accords et trouvent en cette charte la seule sortie de crise. ll semble qu'ils prennent la place des parties en conflit. En véritables médiateurs, il ne leur appartient pas de juger si cette voie est la meilleure pour Madagascar, c'est plutôt aux malgaches notamment aux protagonistes de chercher le consensus. Le cas de la Grande Ile constitue à cet effet, l'exception qui confirme la règle dans les annales de la médiation. Pourquoi ne pas chercher un autre terrain d'entente si réellement la solution consensuelle constitue leur principal objectif, au lieu d'infliger des sanctions aux dirigeants de l'actuel pouvoir de Transition? Il est inadmissible de penser que des médiateurs d'une telle envergure et qui espèrent apporter la paix à tout le Continent agissent ainsi. En parlant de sanctions, rappelons que Ramtame Lamamra, commissaire à la paix et sécurité de l'union africaine a expliqué que "nous leur ôtons le droit de participer à des réunions internationales. Cependant, nous ne demandons pas aux pays africains de rompre les relations diplomatiques avec Madagascar". La médiation est une justice douce et ce n'est pas en infligeant des sanctions à l'une des parties qu'on arrive à faire pression pour l'application des accords qu'elle a déja rejetées. "Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d'abord, comprendre ce qu'il comprend" dixit Soren Kierkegaard, philosophe danois. Pourquoi ne pas chercher à comprendre la raison ayant poussé l'une des parties à la crise malgache à rejeter la charte de Maputo. Ainsi, d'aucuns se demandent si réellement, le groupe international de contact aspire au consensus entre malgaches. A l'exception de ceux qui trouvent en ces sanctions internationales leur seul cheval de bataille, pour faire pression sur l'actuel pouvoir de transition pour qu'il revienne sur la charte de Maputo, cette occasion fait reveiller l'élan de patriotisme de la majorité des Malgaches. Corinne R; La Vérité du Lundi 15 mars 2010 |












