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C'était dans le recueillement et la prière que les gens venus par milliers à Antaninarenina ont assisté au culte organisé dans le cadre du premier anniversaire du carnage du 07 février 2009, jour où Ravalomanana a ordonné le massacre de la foule de civils sans armes, venue sur les lieux, afin de réclamer son départ du pouvoir. Les militaires de la garde présidentielle ont ainsi ouvert le feu sur la foule, sans sommation, et à bout portant, alors que les gens n'ont même pas franchi la limite de la zone rouge du Palais Présidentiel d'Ambohitsirohitra. Les témoignages des rescapés de ce crime, diffusés à la télé ont indiqué que certains se trouvaient même à 30, 35 ou 50 mètres du Palais alors qu'ils ont été atteints. Par ailleurs, d'autres tirs provenaient des batiments comme l'hotêl du Louvres ou encore le Trésor, alors que les militaires étaient censés protéger le Palais.
Plusieurs dizaines de personnes ont péri dans cette tragique tuerie, la croix-Rouge avance le chiffre de 57 morts en tout, mais ce chiffre est bien en deçà de la réalité car des corps sans vie ont été ramassés par les militaires tandis qu'Antaninarenina a été plongé dans un silence macabre après ce carnage. Certains journalistes ont pu prendre en photos les militaires sortant du Palais le plus tranquillement du monde, comme si de rien n'était après ce drame inimaginable.
D'après toujours les images d'archives diffusées sur les différentes chaines de la capitale hier soir, on a remarqué que la plupart des victimes ont reçu des balles dans le dos, laissant confirmer que les militaires ont tiré sur des gens qui ne leur faisaient même pas face, c'est à dire des gens qui ont essayé de s'échapper. Ce qui prouve que les tirs nourris ont été gratuits et n'ayant été dictés par aucun motif valable, les gens ne représentaient nullement de danger qui pourrait laisser supposer que les éléments de la garde présidentielle étaient dans l'obligation d'appuyer sur la gachette afin de se défendre ou défendre le Palais.
Un an après, les douleurs restent vives, et on le ressentait facilement lors du culte organisé par la Haute Autorité de la Transition hier, afin de rendre hommage à toutes les victimes, dont les parents et autres proches, tout comme les rescapés sont venus en masse à Antaninarenina, où un stèle sur lequel est inscrit tous les noms des victimes décédées, a d'ailleurs été érigé.
Enfin, la majorité des malgaches attendent impatiemment que justice soit faite sur cette page sombre de l'histoire, et lors d'un bref entretien avec la presse, le Président Andry Rajoelina accompagné de son épouse pour l'occasion, a été ferme, "tous les responsables devront être traduits en justice et les procès y afférents devraient être accélérés".
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